Enfet, j'aimerai pouvoir exprimer ce que je ressens sans tomber dans une pluie de je t'aime insignifiants, de promesses qui ne veulent rien dire , avec des mots que tout le monde utilise . Pourtant, quand on y pense, qu'est-ce que l'on a de plus . Lui et moi c'est un peu comme toutes les relations. Auxquelles on aditionne une complicité hors du commun et l'on soustrait toutes les niaiseries enfantines . Très peu de demonstration ne signifie pas que je l'aime moin qu'un autre bien au contraire, c'est juste une autre conception. Il ne faut pas se voiler la face, je n'ai pas peur de dire que toutes les bonnes choses, même les meilleures, ont une fin . De toute façon c'est ça la vraie vie, une succession d'évènements , de gens , de bonheur éphèmeres. Un renouvellement sans cesse de plaisirs instantanés. De l'amour qui nous prend comme une envie de pisser, qui nous rend heureux un temps, plus ou moins long selon le feeling , mais qui, cessons d'être naîf et assourdis par l'amour, comme toute chose prendra fin , car l'inévitable et destination finale c'est l'affreuse routine. Le terminus, c'est se perdre dans l'épouvantable quotidien sans exitant ni surprise , ou l' on finit toujours comme des loques humaines, anéantis par l'ennui, à se connaitre par coeur à en avoir mal au ventre d'angoisses, à passer des samedis soirs frustrés au pieu devant le plus grand cabaret c'est tout . C'est ça l'ultime destinée. C'est regarder chanter des beaufs à la télé et l'extinction des feus. Je suis routinophobe . Biensur, longue vie à nous mon amour. Que ce bonheur parfait dure encore.